«On n’a pas eu une affaire de cet ordre au Collège de France depuis le Second Empire», réagit auprès de Libération Henry Laurens, historien et coorganisateur du colloque «Palestine et Europe : poids du passé et dynamiques contemporaines». Prévu les jeudi 13 et vendredi 14 novembre, l’événement a été annulé ce dimanche, «en réaction à la polémique entourant la tenue [du colloque]», a indiqué l’administrateur de l’institution dans un communiqué.
Celui-ci précise «se voir dans l’obligation, en tant que chef d’établissement, responsable de la sécurité des biens et des personnes ainsi que de la sérénité des événements tenus dans l’enceinte du Collège de France, d’annuler la manifestation». L’institution affirme qu’elle «ne prône, ni n’encourage, ni ne soutient aucune forme de militantisme» et qu’elle maintient sa «stricte neutralité […] au regard des questions de nature politique ou idéologique».
Le colloque, organisé avec le Centre arabe de recherches et d’études politiques (Carep), devait réunir des chercheurs pour interroger les relations entre la Palestine et l’Europe. Cet organisme de recherche financé par le Doha Institute est dans le collimateur notamment depuis que son ancien directeur François Burgat a été poursuivi puis relaxé en 2025 pour «apologie du terrorisme» après un message posté sur X. «J’ai infiniment, je dis bien infiniment plus de respect et de considération pour les dirigeants du Hamas que pour ceux de l’Etat




