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Archéologie

Coups de pioches, fragments de vases et plafond étoilé : la tombe de Thoutmosis II, jeu de piste pour égyptologues

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Découverte fin 2022, la sépulture du pharaon a d’abord été prise pour une simple «cage d’embaumement» avant d’être authentifiée en février dernier. Entre-temps, les archéologues ont joué une partie de «qui est-ce ?» grandeur nature pour retrouver l’identité de ce prédécesseur de Toutânkhamon, racontent deux chercheuses.

A gauche et à droite : l'entrée de la tombe de Thoutmosis II, découverte à Louxor, près de la Vallée des rois en Egypte le 18 février 2025. (-/AFP)
Publié le 19/03/2025 à 15h46

Elle aura attendu le 31 octobre 2022 pour pointer le bout de son nez… ou plutôt de son escalier souterrain, premier élément excavé lors de fouilles archéologiques. On a enfin retrouvé la seule tombe royale encore introuvable des pharaons de la XVIIIe dynastie (qui ont régné sur l’Egypte entre 1549 et 1295 avant J.-C) : celle de Thoutmosis II. Pas le plus connu des souverains antiques, son règne ayant été très court, environ cent cinquante ans avant Toutânkhamon.

«Il n’y a pas de consensus scientifique concernant sa durée, les estimations varient entre quelques années seulement, jusqu’à une décennie», précise l’égyptologue Sylvie Donnat, professeure à l’université de Lille. Mais comme toute sépulture royale, elle recèle ses trésors scientifiques : un joli cadeau fait aux archéologues spécialistes de l’Egypte, pile 200 ans après le déchiffrement de la pierre de Rosette par Champollion et 100 ans après la découverte de

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