Quelques semaines après avoir été percutés par une «grenade dégoupillée», les Français sont-ils polytraumatisés ? De la sidération à la colère en passant par la peur, rarement les émotions n’auront été aussi citoyennes et au cœur de la parole politique, faisant de la crise institutionnelle le reflet ou le symptôme d’un mal-être profond de la société française. Comment mieux prendre soin de notre démocratie en proie à la tentation nationaliste ? Faut-il accepter ou résister à la colère ? Comment ne pas s’y laisser enfermer ? Pour la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, si un grand nombre de Français éprouvent un profond ressentiment, ce n’est pas une simple mesure de pouvoir d’achat qui va l’atténuer. C’est en cultivant le lien démocratique et l’attachement à la pluralité, aux plans individuel et parlementaire, que la résilience sera possible, et nécessaire.
Entretien
Cynthia Fleury : «On fait face à un désamour de la démocratie»
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Colère, ressentiment, fatigue généralisée… nombre de Français ont été traumatisés par la dissolution… Pour la philosophe et psychanalyste, c’est en cultivant le lien démocratique et l’attachement à la pluralité, aux plans individuel et parlementaire, que la résilience sera possible.
Après les résultats du premier tour des législatives du 30 juin 2024, place de la république, à Paris. (Cha Gonzalez/Libération)
Publié le 15/07/2024 à 7h45
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