Appel à l’insurrection ou paisible marche contre la vie chère et l’inaction climatique ? En plaçant dans un tweet vivement critiqué (1) la manifestation du 16 octobre sous les auspices de la Révolution française, Jean-Luc Mélenchon a semé le trouble à droite comme à gauche. «Un appel à la violence sociale», s’est indigné Olivier Véran, «une brutalisation du débat public», a tancé Yannick Jadot vite rejoint par Olivier Faure, socialiste et écolo faisant pourtant partie du cortège. Et le leader insoumis de rappeler aussitôt que certaines marches de 1789 étaient tout à fait pacifiques. Le refrain n’est pas nouveau : «Ce n’est pas la rue qui gouverne», affirmait Jean-Pierre Raffarin en 2003. De quoi celle-ci est-elle le nom ? Qu’on la considère comme un théâtre politique, un lieu d’effervescence populaire ou de circulation commerciale, l’histoire de la rue est avant tout celle d’une difficile domestication par le pouvoir, relate un collectif d’historiens dans une somme richement illustrée dirigée par Danielle Tartakowsky, spécialiste des mouvements sociaux au XIXe siècle. Des passages piétons de Pompéi aux «
Manifestation
Danielle Tartakowsky : «Le pouvoir a toujours cherché à faire de la rue un espace lisse»
Réservé aux abonnés
De l’Antiquité à nos jours, la rue a été marquée par des usages divers, du commerce à la manifestation festive ou politique. L’historienne dirige une somme sur l’histoire de la rue qui est avant tout celle d’une difficile domestication par les autorités.
«Ce qui est nouveau, c’est la circulation internationale des images. Chacun se forge maintenant son propre mode d’expression.» (Malijo/Libération)
Publié le 14/10/2022 à 20h29
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus