Qu’il paraît loin le temps où l’on espérait qu’une COP allait se conclure par des avancées ou, au moins, par une avancée, même symbolique ! Qu’il paraît loin aussi ce jour de 2017 où le retrait de l’accord de Paris d’un Donald Trump tout juste entré à la Maison Blanche provoquait une onde de choc et une union mondiale (ou presque) contre les Etats-Unis !
On en est réduit aujourd’hui, vu le climat géopolitique, à espérer que la COP 30, qui s’ouvre ce lundi à Belém (Brésil), aux portes de l’Amazonie, se conclue de la façon la moins dévastatrice possible pour l’environnement. Et à compter les rares alliés dans un monde totalement désuni, en espérant que les amis du jour ne se transformeront pas en ennemis demain.
Guerre contre les scientifiques
C’est dire le degré de l’inclinaison de la pente que nous ne cessons de dévaler depuis 2017 en la matière. Car les Américains ne se contentent plus de se désengager de l’accord de Paris, ils partent littéralement en guerre contre les scientifiques du climat et la réalité du changement climatique, qu’ils qualifient, toute honte bue, de «canular», essayant de noyauter des instances chargées d’avancer sur le sujet, et notamment la COP.
Cela ne signifie pas que tout est perdu, bien au contraire. D’abord, «les Etats-Unis ne se résument pas à la Maison Blanche», comme l’écrit notre correspondant à Washington. Ensuite, cette adversité peut – ou doit plutôt – pousser l’Europe à être plus combative et unie. C’est pour ainsi dire une question de vie ou de mort. D’où le ton volontairement catastrophiste de notre une, en espérant qu’elle participe à provoquer un sursaut.
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Exceptionnellement, ce n’est pas l’équipe de Libération qui a trouvé ce que nous appelons la «manchette», c’est-à-dire le titre de une. C’est un lecteur, Sébastien D. qui, samedi soir à la Philharmonie de Paris, a participé aux 24h de Libé, et notamment à notre réunion de une et qui, spontanément, a proposé cet «aCOPalypse» qui nous a semblé fort à propos et qui a été salué par une salle bondée et manifestement très concernée par les questions d’environnement. Preuve que tout espoir n’est pas perdu.




