Les animaux, nos alliés écolos ? C’est la question à laquelle répond cette huitième édition du Libé des animaux, quotidien entièrement dédié à nos compagnons plus ou moins sauvages. Et nous avons beaucoup à apprendre d’eux. Les animaux savent ce que nous avons oublié – ou jamais su faire –, vivre en harmonie avec la nature. Tandis que nous détruisons leur habitat, ils peuvent, eux, nous aider à le restaurer. En prêtant attention à la «symphonie du vivant», évoquée par le biologiste Marc-André Selosse, nous pouvons trouver des solutions concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique. Et comprendre que préserver la biodiversité, c’est aussi nous préserver nous-mêmes. Nous sous-estimons trop souvent l’ingéniosité des équilibres naturels, auxquels les animaux contribuent de manière spectaculaire, et qui rendent notre vie possible. Mais il faut aussi croire en notre aptitude à changer.
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Tous les interlocuteurs de Libé le rappellent : l’essentiel reste la réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre. Dix ans après l’accord de Paris, porteur de tant d’espoirs, le constat est amer : la dernière décennie a été marquée par une accélération du réchauffement climatique dû à l’activité humaine. A l’inverse, les animaux permettent de rééquilibrer les écosystèmes et de maintenir cette planète tout simplement vivable. Nous n’avons pas fini de percer leurs mystères, comme en témoignent nos reportages sur les castors ou les ornithorynques. Ce numéro spécial parle aussi des humains qui se sont donné pour mission la préservation des animaux, comme ceux qui veillent sur les visons réintroduits en Charente ou Elodie Cappé, qui s’est battue pour sauver le sanglier Rillette. Tous ont en commun d’être sortis d’une posture de supériorité vis-à-vis des animaux. A l’heure où le monde semble placé sous le joug d’un Trump de plus en plus sauvage, les animaux nous montrent peut-être la voie la plus civilisée.




