Chaque jour ou presque, depuis de nombreuses semaines, des dizaines de Palestiniens de Gaza sont tués à distance alors qu’ils essaient désespérément de récupérer le peu de nourriture distribuée, ou lors de frappes sur des camps de fortune. On ne parle même plus de dommages collatéraux. De trois choses l’une : les militaires israéliens tirent soit parce qu’ils ont peur, soit parce que cette guerre asymétrique les a insensibilisés, soit parce qu’ils en ont reçu l’ordre. Ou peut-être un peu des trois. Et bientôt ils n’auront plus besoin de tirer car, si cette distribution d’aide alimentaire erratique continue, les enfants, les femmes, les hommes de Gaza seront morts de faim ou finiront par être chassés hors du territoire.
L'éditorial d'Alexandra Schwartzbrod
Famine à Gaza : qui stoppera Nétanyahou ?
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Entre tirs sur les civils affamés et distribution d’aide erratique, le Premier ministre israélien pousse sa vengeance à l’extrême. Face à cet «abîme moral», des voix s’élèvent, mais trop peu nombreuses. Seule une mobilisation massive des sociétés civiles dans le monde pourrait faire bouger les lignes.
Yazan, 2 ans, mercredi 23 juillet dans le camp de réfugiés palestinien de Al-Shati. (Omar Al-Qattaa/AFP)
Publié le 23/07/2025 à 20h58
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