Une fois l’effet de surprise passé, on peut réagir de deux façons au nouveau remaniement effectué par Emmanuel Macron. Par la colère d’abord. Colère devant cette droitisation qui ne se cache plus et, pire, une droitisation un peu ringarde incarnée par des figures surgies du passé qui semblent moins adaptées que jamais aux changements rapides et brutaux du monde. Colère devant la masculinisation croissante de l’équipe gouvernementale, ou plutôt la main mise des vieux grognards sur les postes régaliens, une réalité qui va là aussi à l’encontre de toutes les évolutions de la société. Colère devant le peu de cas fait de l’Education nationale, chantier ô combien crucial qui se retrouve confié à une ministre des Sports concentrée à 150 % sur les Jeux olympiques (et que l’on ne nous rabâche pas que Gabriel Attal va continuer à s’en occuper, ce serait pire encore, on ose espérer que le Premier ministre a autre chose à faire). Colère devant le peu de
L'édito d'Alexandra Schwartzbrod
Gouvernement Attal : après la surprise, place à la colère puis à l’espoir
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En nommant des figures tout droit venues de l’ancien monde, le remaniement effectué par Emmanuel Macron ne semble guère adapté aux évolutions de la société mais ouvre un espace énorme à tous ceux qui croient encore au collectif.
Le nouveau Premier ministre, Gabriel Attal, et le Président, Emmanuel Macron, à Orange, le 1er septembre 2023. (Ludovic Marin/AFP)
Publié le 12/01/2024 à 20h59
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