Personne ne peut dire qu’il a été surpris. Mercredi soir, à la fin de l’émission C à vous, Emmanuel Macron a volé au secours de Gérard Depardieu. Et pas qu’à moitié. Il a utilisé le terme de «chasse à l’homme». Et parlé de l’acteur comme d’une «fierté» française. Sa déclaration quasi d’amour à Gérard Depardieu, contre qui trois plaintes pour viol ont été déposées, a choqué. Et pas seulement dans les milieux féministes en pointe dans le combat contre les violences faites aux femmes. Commençons par ce point qu’il faut entendre dans la déclaration du chef de l’Etat : oui, la présomption d’innocence est un principe fondamental de notre droit qui se retrouve malmené à l’ère des réseaux sociaux, de la multiplication des fake news et de la culture télévisée du clash. Et oui, il s’agit d’un dégât collatéral de l’ère post MeToo auquel il faut veiller. Le problème est qu’Emmanuel Macron a fait preuve mercredi soir d’une hémiplégie coupable. Sa flamme pour le «monstre sacré» du cinéma français et son emphase à refuser – ce fut une de ces formules dans le passé – cette société de l’inquisition, n’a eu d’égal q
L'édito de Paul Quinio
Macron soutien de Depardieu : une indécence présidentielle
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En se drapant dans sa «grande cause du quinquennat» dans la lutte sur les violences faites aux femmes, tout en dénonçant «une chasse à l’homme» envers l’acteur, qualifié de «fierté nationale», le Président a choqué, et a fait le service minimum sans nuance ni humilité.
(Coco/Liberation)
ParPaul Quinio
Publié le 21/12/2023 à 20h45
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