Dès le premier mandat d’Emmanuel Macron, les discours présidentiels font ici et là entendre l’appel de la guerre. D’abord métaphorique, pendant le Covid-19 avec son «nous sommes en guerre», et son «réarmement démographique» en 2024. Et puis, après le fiasco de l’expérimentation d’un service universel lancé en 2019, voici que notre président, à l’écoute de «nos jeunes», «notre» jeunesse et «notre» nation, persiste et signe. Il parachève son sillon, sa tranchée métaphorique, en lui offrant un aboutissement institutionnel concret et tout à fait littéral : le service national volontaire.
Le discours est martial, la mise en scène spectaculaire, et tous les signes impressionnent : le Président se tient juste devant une armée de militaire




