L’annonce le 14 mars d’un partenariat entre OpenAI et le Monde n’en finit pas de faire débat. Le journal accepte d’alimenter avec ses articles le moteur de réponse Chat GPT en échange de revenus conséquents : de quoi fiabiliser la machine avec des contenus actualisés «faisant autorité», tout en évitant le pillage sauvage du travail de ses journalistes. Du gagnant-gagnant? «Cette situation incarne l’aliénation de l’intention journalistique d’éclairer le public, détournée pour nourrir des intelligences artificielles et, ainsi, accroître leurs rôles dans l’espace public», réagissait dans Libération Marius Bertolucci, chercheur en science de gestion et auteur de l’Homme diminué par l’IA (éditions Hermann, octobre 2023), appelant les autres grands médias français à bloquer la machine. Juristes, architectes, experts-comptables, traducteurs professeurs… Dans un entretien, le philosophe Eric Sadin explore
Entretien
Eric Sadin, philosophe: «Pas besoin d’être devin pour saisir que quantité d’emplois à haute compétence cognitive vont être broyés par l’IA»
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«Le Monde» a scellé un accord avec le fondateur de Chat GPT, insistant sur le fait que l’IA sera utilisée comme un «outil d’assistance à la production éditoriale», notion assez vague pour affecter sensiblement la création des articles. Au-delà, la liste des emplois amenés à disparaître dans le tertiaire pourrait être longue, s’inquiète le philosophe.
Au siège du «Monde». Le journal vient de signer un accord avec OpenAI, la société américaine qui a lancé Chat GPT. (Joel Saget/AFP)
Publié le 23/03/2024 à 14h44
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