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C’est une nouvelle niche pour les plumes : des rédacteurs de tous horizons écrivent désormais, contre rémunération et anonymat.C’est une nouvelle niche pour les plumes : des rédacteurs de tous horizons écrivent désormais, contre rémunération et anonymat. (Wang Yukun/Getty Images)
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Ghostwriters sur LinkedIn, ces petits soldats de la foire au storytelling

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Sur le réseau social aux 33 millions d’utilisateurs en France, patrons du CAC 40, start-uppers et gérants de PME font appel à des plumes de l’ombre. Un marché embryonnaire pour ces rédacteurs désormais concurrencés par l’intelligence artificielle.
publié le 1er décembre 2025 à 11h33

Il y a huit mois, l’animateur Arthur publiait un message énigmatique sur LinkedIn : «Ils sont mauvais, les ghostwriters d’Arthur ! J’ai rarement vu un tel lynchage de gens qui n’existent même pas ! Et, surtout, j’ai compris que c’est un vrai business. C’est l’usine à punchlines […]. En attendant, chers ghostwriters, je vous mets au défi : “Ecrivez-moi le post LinkedIn parfait”.»

Joint par téléphone, la vedette du petit écran (périphrase obsolète) en rit encore : «Je postais des messages parodiques un peu bullshit et je me suis fait vanner. Je n’ai toujours pas engagé de ghostwriter, pourtant, j’ai reçu beaucoup de propositions !»

C’est une nouvelle niche pour les plumes : des rédacteurs de tous horizons écrivent désormais, contre rémunération et anonymat, les posts LinkedIn des dirigeants d’entreprises ou de personnalités diverses. On les appelle donc «ghostwriters». Le marché, embryonnaire, est en expansion, car LinkedIn progresse (10 % par an) : 33 millions d’utilisateurs en France aujourd’hui, soit 90 % des actifs.

Sur ce réseau où tout le monde s’exprime…

Qui sont ces auteurs cachés qui pondent des bullet points ornés d’émojis fusées ? Vont-ils résister à l’IA ? Alors que LinkedIn,

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