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Handicap : pourquoi la gauche a toujours eu du mal à s’en emparer

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Alors que les personnes handicapées sont particulièrement discriminées et précarisées, la gauche peine à se saisir du sujet, au grand dam des militants antivalidistes qui partagent pourtant ses valeurs.

En 2022, journée d’accueil des nouveaux députés à l’Assemblée nationale. Au premier plan, Sébastien Peytavie député Génération.s de la Dordogne. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 13/02/2025 à 10h44

«Je vais lancer le distributeur de baffes : on a un vrai problème avec la gauche.» Odile Maurin, présidente de l’association Handi-Social et conseillère municipale d’opposition à Toulouse, résume bien le sentiment général : alors que la loi du 11 février 2005 en faveur des droits des personnes handicapées vient de souffler ses vingt bougies, la gauche peine toujours à exister sur le sujet. Pourtant, tout est là. Les cinq à douze millions de citoyens handicapés – les estimations varient selon les sources – sont les plus discriminés, leur taux de chômage est deux fois plus élevé que celui de la population générale, leur taux de pauvreté aussi. Dès lors, «pourquoi la gauche n’est-elle pas en colère ?» interpelle Vincent Julé, vice-président de l’Association pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées.

L’incompréhension est d’autant plus grande que la droite, elle, a su s’imposer sur le sujet. «Depuis cinquante ans, les lois fortes concernant le handicap ont été portées par la droite. La loi de 1975 sous Giscard, celle sur l’obligati

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