Au XXIe siècle, la lutte contre l’invisibilisation du travail des femmes est l’un des enjeux majeurs de la cause féministe. Celui de se trouver des «alliés» irréprochables face au patriarcat l’est tout autant. L’historien français Ivan Jablonka le sait et joue volontiers ce rôle dans le débat public, au moins depuis la parution de Laëtitia (Seuil), prix Médicis en 2016.
Il s’est depuis spécialisé dans les questions de genre et chacun de ses ouvrages bénéficie d’une importante couverture médiatique. Ce fut encore le cas pour la Culture du féminicide (Seuil, 256 pages, 22 euros), publié en août 2025. Dans cet essai, l’écrivain et professeur d’histoire à l’université Sorbonne Paris-Nord s’intéresse aux représentations culturelles du féminicide «depuis la Bible jusqu’à Netflix».
Cinéma, peinture, littérature… Selon Ivan Jablonka, nous sommes imprégnés de «la culture du féminicide», un imaginaire de la mise à mort des femmes. Cette thèse séduisante, l’auteur la présente de son propre chef comme inédite. Dans un entretien donné à Libérati




