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Enquête

Ivan Jablonka, l’historien féministe accusé d’avoir invisibilisé sa consœur vénézuélienne Esther Pineda G

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L’auteur de «la Culture du féminicide», paru en 2025, est accusé d’«appropriation intellectuelle» par la sociologue, autrice d’un livre au titre identique et à la thèse similaire, publié en 2019. Auprès de «Libération», l’écrivain français réfute l’accusation.

Yvan Jablonka en 2023 et Esther Pineda G. en 2021. (Cyril Zannettacci. Cruz DCV/Vu pour Libération)
Publié le 10/12/2025 à 11h46

Au XXIe siècle, la lutte contre l’invisibilisation du travail des femmes est l’un des enjeux majeurs de la cause féministe. Celui de se trouver des «alliés» irréprochables face au patriarcat l’est tout autant. L’historien français Ivan Jablonka le sait et joue volontiers ce rôle dans le débat public, au moins depuis la parution de Laëtitia (Seuil), prix Médicis en 2016.

Il s’est depuis spécialisé dans les questions de genre et chacun de ses ouvrages bénéficie d’une importante couverture médiatique. Ce fut encore le cas pour la Culture du féminicide (Seuil, 256 pages, 22 euros), publié en août 2025. Dans cet essai, l’écrivain et professeur d’histoire à l’université Sorbonne Paris-Nord s’intéresse aux représentations culturelles du féminicide «depuis la Bible jusqu’à Netflix».

Cinéma, peinture, littérature… Selon Ivan Jablonka, nous sommes imprégnés de «la culture du féminicide», un imaginaire de la mise à mort des femmes. Cette thèse séduisante, l’auteur la présente de son propre chef comme inédite. Dans un entretien donné à Libérati

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