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Analyse

Jacques Leveugle, Gabriel Matzneff… Comment des pédocriminels utilisent la Grèce antique pour justifier leurs crimes

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Des références pseudo-intellectuelles à la «pédérastie initiatique» des sociétés antiques apparaissent en toile de fond comme justification de certains crimes sexuels.

Coupe attique à figures rouges représentant un homme assis avec un garçon nu dans le tondo intérieur, 470 av. J.-C. (HERITAGE IMAGES. AURIMAGES)
Publié aujourd'hui à 12h53

La nouvelle affaire de prédation sexuelle révélée le 10 février par le procureur de Grenoble, Etienne Manteaux, frappe par son ampleur : 89 victimes recensées à ce jour, sur cinq décennies, de 1967 à 2022, et dans une dizaine de pays, dont la France. Mais au-delà du nombre et de la durée, un autre élément intrigue : les modalités d’agissements de Jacques Leveugle, mis en examen pour des faits d’agressions sexuelles et de viols aggravés. Le septuagénaire, soupçonné d’avoir sexuellement abusé de garçons âgés entre 13 à 17 ans et qui a reconnu les faits, a consigné la trace de ses crimes dans ses «mémoires», à l’instar du chirurgien Joël Le Scouarnec qui racontait méticuleusement dans ses «carnets» les sévices qu’il infligeait à ses victimes.

Comme l’a évoqué Etienne Manteaux après de

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