Menu
Libération
Billet

La solitude de Jupiter, par Serge July

Réservé aux abonnés

Fiasco de la dissolution, réforme des retraites suspendue, popularité au plus bas… A un an de la fin de son deuxième et dernier quinquennat, Emmanuel Macron semble totalement hors-jeu.

Emmanuel Macron, jeudi 27 novembre, lors d'un déplacement à Varces-Allières-et-Risset (Isère). (Pablo Chignard/Libération)
Publié le 01/12/2025 à 17h54

Pour ne rater aucun billet de Serge July, inscrivez-vous aux newsletters de nos chroniqueurs politiques

Les fins de règne sont toujours pénibles. Dans d’autres métiers que président de la République, les compagnons et les amis chantent volontiers Ce n’est qu’un au revoir, ou For He’s a Jolly Good Fellow s’ils sont anglo-saxons. Manifestement, pour Emmanuel Macron, qui quittera ses fonctions au printemps 2027 sans pouvoir se représenter, personne n’a envie de chanter. Le métier de Président ne ressemble évidemment à aucun autre. Et un seul président a réussi sa sortie en France : Charles de Gaulle. Le fondateur de la Ve République avait plusieurs avantages. Il était l’auteur de la Constitution et l’inventeur d’une fonction taillée sur mesure. Il était aussi depuis plusieurs décennies un personnage historique, qui écrivait ses mémoires, celles d’un héros. Il veillait à entretenir son image de sauveur de la patrie, tutoyant Bonaparte ou Louis XIV, figure en tout cas au cœur de l’imaginaire national. Au lieu d’attendre la fin d

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique