Le mal-logement est une crise qui «s’enracine», dénonce la Fondation Abbé-Pierre. «L’écart a rarement semblé aussi grand entre, d’un côté, l’état du mal-logement, et d’un autre côté, l’insuffisance des réponses publiques pour rendre le logement abordable», dit son dernier rapport publié fin janvier. Pourtant, ces derniers mois, c’est plutôt aux squatteurs qu’a voulu s’attaquer la majorité. La «loi anti-squat», adoptée au Sénat le 3 février avant un retour à l’Assemblée nationale, s’inscrit selon le ministre délégué à la Ville et au Logement, Olivier Klein, dans une lutte contre «la prévention des expulsions locatives.» Elle est pourtant sévèrement dénoncée par les associations qui y voient un accroissement de la répression contre les mal-logés. Les locataires, qui resteraient dans leur logement après avoir reçu un avis d’expulsion, pourraient encourir trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende (contre un an et 15 000 euros actuellement)
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Les expulsions locatives, exercice invisible de la «violence légitime»
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Dans «De gré et de force», le sociologue Camille François explore la réalité méconnue des expulsions en dressant le portrait des «petites mains de l’Etat».
La loi «anti-squat», adoptée au Sénat le 3 février, est sévèrement dénoncée par les associations. (Marta Nascimento/REA)
Publié le 07/02/2023 à 14h07
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