Menu
Libération
Interview

Maxime Launay, historien : «Il est devenu difficile de tenir à gauche une position antimilitariste»

Réservé aux abonnés

Alors que le recrutement du nouveau service militaire volontaire a ouvert ce 12 janvier, l’historien retrace les positions de la gauche sur le sujet et son rapport à l’armée, de Jaurès à Mélenchon qui soutient désormais une conscription citoyenne obligatoire.

En août 1977, près de 30 000 personnes protestent contre le projet d’expansion du camp militaire dans le Larzac. (Étienne Montes/Gamma)
Par
Noé Megel
Publié le 15/01/2026 à 15h31

Maxime Launay a le sens du timing. Depuis la sortie de son ouvrage la Gauche et l’Armée en France. De Mai 68 à nos jours (éd. Nouveau Monde) en octobre 2025, Emmanuel Macron a annoncé le retour d’un service militaire, le chef d’état-major des armées françaises a appelé à «accepter de perdre nos enfants» en cas de guerre avec la Russie, les Etats-Unis sont intervenus militairement au Venezuela et menacent le Groenland…

Dans ce contexte international inflammable et alors que la campagne de recrutement du nouveau service militaire volontaire a ouvert ce 12 janvier, l’historien revient sur les relations entre la gauche et l’armée et le rapprochement entre ces deux entités dans les années 1970.

Au lendemain de l’intervention américaine au Venezuela et des menaces de Donald Trump sur le Groenland, le tout dans un contexte de guerre en Ukraine, comment la gauche, traditionnellement plus hostile aux armées et à la guerre, se positionne ?

Dans la même rubrique