Le sujet est revenu sur le devant de la scène politique le mardi 18 janvier. Quand deux directeurs associés de McKinsey en France, Karim Tadjeddine et Thomas London, se sont montrés incapables de justifier, lors d’une audition, devant la commission d’enquête du Sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseil, le rôle que l’on prête au leur auprès de l’Etat dans sa gestion de crise sanitaire. Le puissant groupe américain aurait notamment obtenu un contrat d’un montant de 496 800 euros pour «évaluer les évolutions du métier d’enseignant». Le gouvernement abuse-t-il de ces prestations privées ? Au plus fort de la pandémie, entre mars 2020 et février 2021, le ministère de la Santé avait passé pas moins de 28 commandes auprès de sept cabinets pour un coût de 11,35 millions d’euros et des missions dont le montant a parfois été évalué à 50 000 euros par jour. Une enquête publiée dans le Monde avait alors souligné la proximité troublante d’Emmanuel Macron et son entourage avec McKinsey dans de nombreux autres dossiers.
Entendue mercredi 19 janvier au Sénat, la ministre de la Fonction publique,




