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Mesdames et messieurs les député·es, faites le choix d’une France qui protège les enfants !

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Même imparfaite, la proposition de loi qui sera présentée le 11 décembre à l’Assemblée nationale pour lutter contre le sans-abrisme des mineurs non accompagnés, offre des avancées essentielles, estime un collectif de dirigeants d’organisations comme Médecin du monde, le Gisti ou le Syndicat de la magistrature.

Manifestation de 40 mineurs étrangers isolés réclamant l'application de la loi pour leur droit au logement, à Marseille, le 23 juillet 2025. (Patrick Gherdoussi/Libération)
Par
Un collectif de dirigeants associatifs
Publié le 10/12/2025 à 10h55

Le 11 décembre, une proposition de loi visant à protéger les mineur·es non accompagné·es et à lutter contre le sans-abrisme des enfants en France sera présentée à l’Assemblée nationale.

Quelle que soit votre sensibilité politique, vous aurez le pouvoir de mettre un terme à une situation intolérable dans notre république : des milliers d’enfants dorment dehors faute d’une protection qui devrait leur être garantie.

Aujourd’hui, en France, de nombreux enfants isolés ne sont pas protégé·es. Il·elles sont laissé·es à la rue pendant des semaines, parfois des mois, en attendant qu’un juge statue sur leur situation et reconnaisse, dans 50 % à 80 % des cas, leur minorité et leur isolement.

Pendant ce temps, ces jeunes filles et garçons, souvent déjà éprouvé·es par l’exil, sont exposé·es à l’errance, à des traitements inhumains et dégradants, à des violences ou encore au risque d’être exploité·es ou soumis·es à l’emprise d’adultes malveillants.

Plongé·es dans une situation de détresse extrême, sans protection, sans hébergement, sans aide financière et sans accompagnement socio-juridique de l’Etat, ils·elles ne peuvent pas subvenir à leurs besoins essentiels.

La plupart présentent des symptômes physiques liés à leurs conditions de vie (douleurs ostéo articulaires, problèmes respiratoires, gastro-entérologiques, dermatologiques ou dentaires). Tou·tes présentent des signes de souffrances psychiques.

Cette proposition de loi demeure une avancée positive essentielle

La proposition de loi numéro 2021 vise à inscrire dans la loi le principe de présomption de

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