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C’est un sentiment contradictoire, violent, persistant qui, comme une maladie auto-immune, s’attaque à nous-mêmes et nous ronge de l’intérieur. Qui n’a pas culpabilisé à l’idée d’en faire trop ou pas assez, de prendre des vacances alors que tout le monde a repris le chemin de l’école, d’avoir oublié l’anniversaire de sa mère ou de son meilleur ami, de délaisser ses enfants ou de trop les accabler ? L’entreprise de culpabilisation s’infiltre dès le plus jeune âge – «Redonne le jouet à ton petit copain, sinon, tu vas le rendre triste» –, elle ne cesse de se répandre selon les injonctions de la morale ( «Qui aime bien, châtie bien»), de la religion (Eve ou le dénigrement du féminin), du culte du travail (on se réalise dans la douleur du labeur).




