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Entretien

Myriam Revault d’Allonnes : «La colère populaire se heurte à un pouvoir incapable d’aller à sa rencontre»

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Pour la philosophe, le mouvement du 10 septembre témoigne d’un certain désarroi des citoyens. La crise politique est la conséquence d’une négation des expressions citoyennes et d’une colère sociale qui ne trouve plus de débouchés politiques.

Lors de la journée de mobilisation «Bloquons tout», le 10 septembre à Paris.  (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
Publié le 14/09/2025 à 11h03

«Est démocratique un Etat qui ne se propose pas d’éliminer les conflits, mais d’inventer les procédures leur permettant de s’exprimer et de rester négociables.» Sans doute cette phrase du philosophe Paul Ricœur (1913-2005), écrite en 1985, fait-elle rire jaune aujourd’hui celui qui fut son assistant, Emmanuel Macron. Alors que le Président vient de nommer le cinquième Premier ministre de son second mandat, la colère sociale attend son second round le 18 septembre.

Après les gilets jaunes, le mouvement des retraites, la dissolution de l’Assemblée nationale, comment penser l’articulation entre colère populaire, mouvement social et crise institutionnelle ? Ancienne élève et proche de Paul Ricœur, la philosophe Myriam Revault d’Allonnes a consacré de nombreux livres à la dé

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