On ricane de ses biscotos gonflés sous le costume sans faux plis. On se gausse de ses manières proprettes, cravatées, bien peignées. Et si justement c’était aussi cela, cette anatomie jolie et polie qui faisait oublier ses discours robotiques et propulsait Jordan Bardella en tête des sondages ?
Il ne suffit pas de critiquer à raison sa xénophobie qui est une constante du RN à travers les âges, ni son libéralisme économique qui retrouve la veine boutiquière de Jean-Marie Le Pen et s’écarte du populisme plus ou moins social de Marine Le Pen. Il faut aussi décoder ses mimiques à fossette afin de se demander pourquoi il séduit ceux qui ne se reconnaissent plus dans les débats théoriques et les mécanismes politiques traditionnels, mais qui n’ont jamais été aussi demandeurs de belle allure, d’incarnation soignée et d’apparence botoxée.




