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Parentalité

«Nullipares et alors ?» : sans enfant, pour le meilleur et le meilleur

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Le désir de maternité n’est pas universel, rappellent, dans un recueil coordonné par l’écrivaine Chloé Delaume, dix plumes, dont Mona Chollet et Rokhaya Diallo. Il est tout à fait possible de ne pas en vouloir sans ressentir la peur, le manque ou la culpabilité.

(Ruth Botzenhardt/Plainpicture)
Publié le 04/12/2025 à 17h12

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Cela claque comme une évidence : l’enfant serait le prolongement de toute femme, l’acmé et l’achèvement de son existence. Seule une infime minorité rejette cette évidence, entre 10 % et 15 % selon les générations – le chiffre reste à peu près stable.

A part Simone de Beauvoir qui le théorise dans le Deuxième Sexe et quelques célébrités de notre temps qui l’assument publiquement (Jennifer Aniston, Kamala Harris, Béatrice Dalle…), le geste est renvoyé le plus souvent au non-dit, comme si une faute était commise, erreur de parcours ou, pire, manifestation d’un égoïsme crasse.

Le renouveau féministe, l’urgence climatique, l’éco-anxiété ont réactivé l’interrogation d’en avoir ou pas et, plus particulièrement, le fait de savoir combien. Le reflux démographique actuel ne vient pas de la décision des Français·es de jeter aux orties toute idée de parenté, précise

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