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Oléron est une île, pas un îlot de «France préservée»

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Ni territoire perdu ni refuge protégé comme l’a martelé l’extrême droite, l’île d’Oléron où, mercredi, un homme a percuté plusieurs piétons et cyclistes avec son véhicule, connaît les mêmes problématiques sociales, économiques et politiques que le continent.

En juillet 2025 : le port de la Cotinière de l'île d'Oléron est le premier port de pêche artisanale de la Charente-Maritime. (Christian Guy/Hemis. AFP)
Publié le 06/11/2025 à 18h00

Hier, dans la matinée, alors que j’assiste à un atelier sur le journalisme et l’intelligence artificielle, je reçois un message de ma mère, oléronaise : «Un déséquilibré a blessé plusieurs personnes à Saint-Pierre et Dolus, l’île est aux abois.» Début d’une journée où la frayeur et l’effroi ont vite cédé le pas à la sidération. L’île d’Oléron «sous le choc» après l’attaque à la voiture bélier d’un habitant de 35 ans : jamais probablement, de mémoire d’Oléronais, l’île n’aura été ainsi sous la loupe médiatique de l’info continue, et pour un motif si anxiogène.

Cette sidération, légitime, trouve vite ses exégètes, en particulier à droite dans les propos d’Eric Zemmour sur X, pour qui Oléron est «l’un de ces refuges pour ceux qui voudraient vivre dans une France préservée». Le refrain s’installe sur les réseaux et dans les médias, comme sur la radio du média Frontières où Oléron est un «symbole de tranquillité». Un paradis dont témoignent aussi les îliens interrogés ici et là : sur l’île, tout le monde se connaî

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