Répondre par un ouvrage collectif aux près de 4 000 grenades lancées par les forces de l’ordre le 25 mars à Sainte-Soline, lors de la mobilisation contre la construction de méga-bassines. C’est, pour qui croit au pouvoir des mots, une riposte proportionnée. Livre d’intervention qui n’y va pas par quatre chemins, On ne dissout pas un soulèvement espère instaurer un rapport de forces face à la menace toujours présente d’une dissolution des Soulèvements de la Terre lancée fin mars par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin (lire l’encadré). «Les Soulèvements de la Terre offrent […] un nouvel horizon à une vieille écologie gestionnaire qui n’a su […] éviter le désastre ; à un monde agricole livré à la concentration industrielle par son syndicat dominant [la FNSEA, ndlr] ; et au “mouvement climat”, qui peut désormais passer de revendications abstraites à des luttes situées», affirme l’historien Christophe Bonneuil.
Ouvrage collectif
«On ne dissout pas un soulèvement» : abécédaire des colères écolos
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De Virginie Despentes à Philippe Descola, quarante voix signent un livre en forme de fanfare joyeuse (et parfois répétitive) en soutien aux Soulèvement de la Terre, collectif menacé de dissolution. L’ouvrage confirme que l’engagement, et même une certaine radicalisation, gagnent des personnes jusque-là peu militantes.
Lors de la manifestation organisée par les Soulèvements de la Terre, Bassines non merci et la Confédération paysanne à Sainte-Soline, le 25 mars. (Maylis Rolland/Hans Lucas)
Publié le 09/06/2023 à 16h01
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