Enfin le défaut de la cuirasse ? Adversaires politiques et médias antifascistes ont tout essayé contre Jordan Bardella. Comme depuis près d’un demi-siècle contre le patriarche Le Pen. On a pointé les oscillations de son programme : pour ou contre le Frexit ? Aucune réponse. Aucun impact. On a sondé le creux de ses valeurs personnelles : Jean-Marie Le Pen était-il antisémite ? l’interroge-t-on à la mort du fondateur. «Je ne crois pas», bafouille-t-il d’abord, avant de réaliser quelques mois plus tard que oui, «les propos de Le Pen étaient éminemment antisémites». Aucun impact. On a pu fonder des espoirs sur la voie judiciaire. Mais justement, devant la perspective de l’inéligibilité de Marine Le Pen, le RN a dégainé le remplaçant Bardella.
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L’arme anti-RN qui s’est révélée la plus efficace lors des législatives de 2024 fut la découverte, à tous les échelons du parti, de candidats et de candidates «brebis galeuses» racistes, antisémites ou homophobes. Avec, ces derniers jours, une prise de choix : l’actuel directeur de cabinet de Jordan Bardella, François Paradol, est naguère passé par le mouvement antisémite Egalité et Réconciliation du polémiste Alain So




