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Fascinée par la domination de la gauche depuis l’après-guerre sur la marche de nos sociétés occidentales, la droite politique et culturelle est en train de tenter de refermer la parenthèse ouverte en 1945. Parenthèse de la domination culturelle (sinon de l’application totale) du progressisme, de l’humanisme, de l’idéologie dite «des droits de l’homme», du multilatéralisme, de l’Etat providence et même du libéralisme politique.
C’est Marion Maréchal qui l’exprimait clairement en 2018, simplifiant à l’extrême la pensée du philosophe italien, inventeur du concept de l’hégémonie culturelle : «Il est temps d’appliquer les leçons d’Antonio Gramsci.» La référence au philosophe postmarxiste, désormais constante dans les cercles de stratèges et de financiers des droites européennes et américaines, est une immense arnaque intellectuelle. Antonio Gramsci, emprisonné par le régime fasciste de Mussolini, professait que la révolution communiste n’avait pas abouti parce que le marxisme n’avait pensé que le rapport de classes et omis l’aspect culturel de la représentation du monde dominée, dans le




