Depuis quelque temps, je m’interroge sur la vie intérieure du personnel politique d’extrême droite. Parce qu’à en croire les sorties des unes et des autres, ça a l’air d’être assez intense. Leurs cerveaux semblent sans arrêt naviguer entre Evil Dead et un film Disney. D’un côté, une vision du monde apocalyptique où on va tous crever, découpés en morceaux par des individus basanés assoiffés de sang, d’allocations familiales et de viols, et, de l’autre, un univers de conte de fées.
Prenons le cas du député RN de la Somme, Matthias Renault. Il y a quelques semaines, il dépose un projet d’amendement visant à couper les financements de certaines manifestations culturelles dont le festival des Trans Musicales de Rennes. Raison invoquée : y en a marre de cette promotion permanente des personnes trans.
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Immédiatement, on comprend que le député n’a pas du tout cru bon de se renseigner sur son sujet. Bon, à la fois, pourquoi travailler alors que le feeling, c’est quand même ce qu’il y a de mieux ? Cette histoire surréaliste aura permis d’avoir accès à l’imaginaire de Matthias Renault qui, visiblement, est peuplé de personnes trans hypermusicales qui jouent de la gratte jour et nuit dans les rues de Rennes.




