Je suis la présomption d’innocence et, en cette mauvaise saison, je ne devrais pas me découvrir d’un fil. Mieux vaut que je me tienne tranquille jusqu’aux jolis mois de mai où chacun fera ce qu’il lui plaît. En attendant ces moments rêvés pas près d’arriver, il est plus simple que je laisse déferler l’émotion qui emporte toutes les digues pour me blottir prudemment sous abri. Alors que vient de s’achever le procès de Mazan et que s’ouvre celui du chirurgien pédophile, j’ai tout intérêt à me faire discrète. Il m’a déjà fallu accompagner l’infâme Dominique Pelicot jusqu’à l’heure de sa condamnation définitive. Cette fois, je vais devoir escorter l’atroce Joël Le Scouarnec. C’est mon rôle et ma fonction, on est d’accord. Mais autant cacher que c’est aussi ma vocation et ma passion. Et c’est pourquoi, je vais user de ma liberté de blâmer cet éloge flatteur que me rendent deux avocates,
Chronique Ré/jouissances
Ci-gît la présomption d’innocence, par Luc Le Vaillant
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Monologue apeuré de cet élément déterminant de l’Etat de droit qui recule devant les exigences d’une époque victimaire.
Le cinéaste Jacques Doillon, accusé de violences sexuelles par plusieurs femmes, et son avocate, Marie Dosé, au tribunal de Paris le 6 décembre 2024. (Dimitar Dilkoff /AFP)
Publié le 25/02/2025 à 4h11
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