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Chronique

Comment le passé est devenu le lieu de l’espoir, par Jakuta Alikavazovic

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L’avenir nous a trahis. Alors nous regardons en arrière. Chacun à notre façon. Et si le passéisme était une drogue comme les autres ?

Détail de carte postale vintage : série Blow-Up, 2015, Ault, France. (Patrick Tourneboeuf/Tendance Floue)
ParJakuta Alikavazovic
écrivaine
Publié aujourd'hui à 16h01

L’avenir pourrait-il être jugé pour haute trahison ? La question se pose pour nous qui avons grandi dans l’idée (l’espoir ? l’illusion ?) qu’il nous réservait un monde meilleur. Je crois qu’on y croyait vraiment. Etonnant, d’ailleurs, quand on pense au fait que de grands rapports alertant sur la crise climatique, la gestion des ressources planétaires – le pétrole, mais surtout l’eau – étaient accessibles depuis un certain temps (1).

J’ai cherché en vain à retrouver le numéro d’une revue des années 1990 qui, à l’époque, m’avait fascinée. «Les villes de demain», ça disait. C’était une revue orientée sciences et progressisme, à destination de la jeunesse. Peut-être vous en ai-je déjà parlé ? Une vue d’artiste de la ville de demain, verte, propre. Voitures volantes, individus souriants. Une impression générale de sérénité. Tout était paisible, dans l’avenir, c’est d’ailleurs à cela qu’on le reconnaissait. Belle vision idyllo-fu

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