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Libération
Chronique «Si j'ai bien compris…»

Donald Trump, putain encore trois ans, par Mathieu Lindon

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Qu’est-ce que le Burger King du monde va encore nous inventer demain ?

Une «Trump Gold Card» présentée par Donald Trump à la Maison Blanche, le 19 décembre 2025. (Brendan Smialowski/AFP)
Publié le 23/01/2026 à 10h48

Si j’ai bien compris, on n’a rien vu en matière d’insécurité. Le couple Macron va-t-il devoir renforcer sa garde rapprochée et dormir dans la safe room de l’Elysée pour éviter d’être enlevé par l’armée américaine avide de pomper nos fromages dont on possède la plus grande réserve au monde ? Et nos parfums, nos sacs à main, nos baguettes et nos french kiss, nos escargots, nos andouillettes et nos bérets, serons-nous suffisamment armés pour les conserver en pleine propriété ? Encore que si nos bérets, escargots et french kiss sont taxés à 200 %, on risque de se les garder sur les bras, sauf les french kiss peut-être. Pensons à l’inverse aux Groenlandais pour qui se prépare un avenir radieux. Les colons américains, qui sont si gentils, vont permettre la culture des oranges et l’élevage des cactus dans cette région défavorisée où une telle éventualité relevait du rêve.

Il faudra être inventif comme Donald Trump pour faire de Nuuk, capitale de la prochaine Europe américaine, une nouvelle Riviera, avec ses palmiers emmitouflés pour qu’ils n’attrapent pas froid pendant que tout ce que le monde compte de jet-setteurs et jet-setteuses s’en donnera à cœur joie en découvrant le charme des courses de traîneaux la nuit. On comprend mieux la politique pro-réchauffement climatique de Donald Trump si on a ça en tête. C’est trop facile de l’accuser de faire n’importe quoi sous prétexte qu’il réfléchit différemment. Si les Groenlandais se rebiffent, il y aura toujou

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