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Chronique

En cette rentrée littéraire, encore une cuillère pour «maman», par Géraldine Mosna-Savoye

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Alors que dans l’espace public l’emploi du mot «maman» par les adultes est souvent perçu comme cucul, dans la création artistique, il peut être magique ou relever du cliché littéraire.

Emmanuel Carrère, à Paris, le 3 septembre 2025. (Julien Mignot/Libération)
Par
Géraldine Mosna-Savoye
Publié le 17/09/2025 à 11h08

En cette rentrée littéraire qui ne cesse de s’étendre de part en part, débutant si tôt et s’arrêtant si tard – les prix littéraires décernés jusqu’en novembre n’en sont qu’une continuité –, à quoi bon encore souligner la domination des romans familiaux, qu’ils prennent la forme d’enquêtes, de documents, d’autofictions ou d’autobiographies.

Je crois qu’on est à peu près tous au courant de cette tendance qui relève désormais moins d’un frémissement que d’une caractéristique ancrée dans le paysage culturel. Disons-le tout de suite : je n’ai rien contre les romans familiaux, je n’en suis pas lassée et je les lis avec plaisir. Mais pour reprendre les termes d’Emmanuel Carrère, et dans

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