En cette rentrée littéraire qui ne cesse de s’étendre de part en part, débutant si tôt et s’arrêtant si tard – les prix littéraires décernés jusqu’en novembre n’en sont qu’une continuité –, à quoi bon encore souligner la domination des romans familiaux, qu’ils prennent la forme d’enquêtes, de documents, d’autofictions ou d’autobiographies.
Je crois qu’on est à peu près tous au courant de cette tendance qui relève désormais moins d’un frémissement que d’une caractéristique ancrée dans le paysage culturel. Disons-le tout de suite : je n’ai rien contre les romans familiaux, je n’en suis pas lassée et je les lis avec plaisir. Mais pour reprendre les termes d’Emmanuel Carrère, et dans




