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Chronique «Médiatiques»

Epstein : Jack Lang et ses contacts «dans la rue, dans le métro», par Daniel Schneidermann

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Comme le nuage de Tchernobyl, la tempête liée au pédocriminel allait sûrement éviter la France. Main non. La preuve sur BFM avec un Jack Lang qui plane entre dates, millions de dollars et condamnations.

Jack Lang à BFM TV interviewé par Apolline de Malherbe, le 4 février 2026. (Capture BFM)
Publié aujourd'hui à 16h57

Cette tornade Epstein, depuis plusieurs mois, on la scrutait à la jumelle, par-dessus l’Atlantique. A travers une seule question : Trump, mouillé ou pas mouillé, dans les millions de mails, photos, contrats, factures, billets d’avion, etc. du financier pédocriminel ? Seuls étaient éclaboussées des vedettes lointaines, l’ex-prince Andrew, une princesse de Norvège, quelques seigneurs de la Tech, de la finance, ou de la politique américaines, sans qu’on puisse distinguer dans la vague ce qui relève de l’anodin, du pique-assiette, et du crime. Comme le nuage de Tchernobyl, la tempête du siècle sur la jet-set allait sûrement éviter la France.

Et soudain, avec «trois millions de pages» publiées en vrac le 30 janvier par la justice américaine, elle déboule à la face de l’Europe entière. Dont, quelle surprise, notre France ! Des noms français, bien connus, surnagent dans le tsunami. Faute de mieux, dans l’urgence, la presse les mesure et les sert au «Control f». Celui-ci est cité deux cents fois. Celui-là, six cents fois. L’un éclipse tous les autres : Jack Lang (673

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