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Si j'ai bien compris

Et le Nobel de la confiance, c’est pour qui ? par Mathieu Lindon

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Il n’y a pas que la paix, la guerre et le golf dans la vie. Il y a aussi la distribution des prix.

Donald Trump face à Benyamin Nétanyahou, à la Maison Blanche, le 7 juillet 2025. (Andrew Caballero-Reynolds/AFP)
Publié le 30/08/2025 à 10h40

Si j’ai bien compris, tout est une affaire de prix Nobel. On sait que Donald Trump veut au moins celui de la paix mais on ne voit pas à quel titre Vladimir Poutine le lui céderait. Parce qu’on dit prix Nobel de la paix mais, s’il n’y avait pas de guerre, personne ne pourrait y concourir. Et, question guerre, Vladimir Poutine a des arguments à faire valoir, même si les prétendants sont nombreux. Surtout, c’est comme avec les assurances : s’il n’y avait pas d’incendies, d’inondations et de calamités, elles seraient bien en peine de faire payer des primes contre les incendies, les inondations et les calamités. D’ailleurs, Benyamin Nétanyahou a proposé Donald Trump aux jurés d’Oslo, et personne ne peut prétendre que c’est comme spécialiste de la paix que le Premier ministre israélien est habilité à s’exprimer. En tant que fervent supporteur de la guerre, il est une personne adéquate pour promouvoir le président américain pour le Nobel de la guerre, et c’est généreux de sa part, car il serait légitime que ce soit dans sa propre escarcelle que tombe la plus ou moins prestigieuse distinction. A la

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