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Chronique

Glavany, sa part de vérité sur Mitterrand

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L’ancien chef de cabinet retrace dans son ouvrage la relation de proximité empreinte de «discrétion» et de «fidélité» qu’il entretenait avec le premier président de gauche de la Ve République.

François Mitterrand, Michel Rocard et Jean Glavany, le 19 avril 1988 dans la vallée de l'Hérault avant un meeting électoral à Montpellier. (Patrick Hertzog/AFP)
Publié le 09/01/2026 à 17h55

Il sait lui aussi donner du temps au temps. Jean Glavany a attendu trente ans pour revenir sur ses relations avec François Mitterrand. On a connu plus empressé parmi ceux qui ont fait valoir un voisinage moins intense que celui qui a existé dix ans durant entre le jeune chef de cabinet et le premier président de gauche de la Ve République. Glavany, 76 ans aujourd’hui, explique ainsi sa retenue : «Certains n’ont pas attendu sa mort, ont écrit tandis qu’ils travaillaient encore avec lui, sans parfois se priver de marquer éhontément leurs distances avec celui dont ils avaient recherché la proximité avec avidité. Le commerce, il est vrai, devait être lucratif.» Les verbatim de Jacques Attali sont dans son viseur comme les récits que Georges-Marc Benamou fit du dernier réveillon à Latche (Landes), où Mitterrand était incapable de rien avaler, ortolans compris. De même, il pardonne peu au docteur Gubler

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