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Chronique

Groenland : Daddy Trump est un Alien, par Daniel Schneidermann

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Si en 2017 le cauchemar Trump commençait comme une blague, aujourd’hui entre Maduro, le Groenland et les milices anti-immigrants qui assassinent, le pré-fascisme trumpien résonne comme une dissonance cognitive permanente.

A Nuuk, au Groenland, le 10 mars 2025. (Odd Andersen/AFP)
Publié le 10/01/2026 à 15h49

«Merci beaucoup à Thomas Misrachi, vous avez bien mérité votre saucisson de renne.» «Je vous en rapporterai un, Darius.» «Ah oui, je n’en ai jamais mangé.» Rires. Derrière l’envoyé spécial de LCI s’étale la nuit enneigée de Nuuk, capitale du Groenland. A quoi ressemble donc Nuuk, terre de toutes les convoitises ? s’interroge vainement, bien au chaud, le téléspectateur de la tranche du soir, en remarquant, faute de mieux, que d’une intervention à l’autre l’envoyé spécial a enlevé son bonnet. Le Groenland, rien à faire, on n’arrive pas à prendre le drame tout à fait au sérieux.

Comparé à l’Ukraine et à la malfaisance univoque de Poutine, rude pitance quotidienne du plateau de Darius Rochebin, le Groenland est une crise à blanc, pour rire. Disons, pour rire à moitié. Au début, voici un an tout juste, après l’élection de Trump, dans l’échelle de la blague, le Groenland était coté à 50-50. Moitié canu

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