«Merci beaucoup à Thomas Misrachi, vous avez bien mérité votre saucisson de renne.» «Je vous en rapporterai un, Darius.» «Ah oui, je n’en ai jamais mangé.» Rires. Derrière l’envoyé spécial de LCI s’étale la nuit enneigée de Nuuk, capitale du Groenland. A quoi ressemble donc Nuuk, terre de toutes les convoitises ? s’interroge vainement, bien au chaud, le téléspectateur de la tranche du soir, en remarquant, faute de mieux, que d’une intervention à l’autre l’envoyé spécial a enlevé son bonnet. Le Groenland, rien à faire, on n’arrive pas à prendre le drame tout à fait au sérieux.
Comparé à l’Ukraine et à la malfaisance univoque de Poutine, rude pitance quotidienne du plateau de Darius Rochebin, le Groenland est une crise à blanc, pour rire. Disons, pour rire à moitié. Au début, voici un an tout juste, après l’élection de Trump, dans l’échelle de la blague, le Groenland était coté à 50-50. Moitié canu




