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Groenland : le seul argument de Trump est son énorme égo, par Serge July

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Alors que rien ne justifie les velléités territoriales américaines, la crise actuelle pourrait être une bonne occasion pour l’Europe de devenir une puissance respectée.

Devant le consulat américain de Nuuk, samedi 17 janvier. (Evgeniy Maloletka/AP)
Publié le 19/01/2026 à 18h11

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Le président des Etats-Unis a annoncé qu’il s’emparerait du Groenland «d’une manière ou d’une autre». Ce qui laisse penser que la force aura le dernier mot. Les motifs invoqués par Donald Trump ne tiennent pas la route et n’ont évidemment pas du tout convaincu les responsables danois et groenlandais reçus à la Maison Blanche par Marco Rubio et J.D. Vance mercredi 14 janvier. Pour une première raison historique : en 1951, Harry Truman, premier président américain de la guerre froide, a signé un traité avec le Danemark pour la construction possible de seize bases militaires au Groenland. Or une seule a été construite à ce jour. A tout moment, les Etats-Unis pourraient donc construire quinze autres bases avec toutes sortes d’armes de surveillance ou de destruction et envoyer plus de 20 000 hommes sur place. Comme en soixante-dix ans, les généraux et tous les satellites américains obsédés par les Russes et les Chinois n’ont vu passer à cet endroit ni les uns ni les autres, contrairement à ce que raconte Donald Trump, les Etats-Unis n’ont jusqu’ici pas jugé utile de le faire. Et si ce qui n‘a pas eu lieu pouvait se produire, il suffirait alors de laisser un sous-marin nucléaire naviguer au large pour dormir tranquille.

En réalité, si ce risque existait vraime

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