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Libération
Chronique «Si j'ai bien compris…»

Jeffrey Epstein et le gratin du cul

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Quand ils ont l’argent ou le pouvoir, certains estiment mériter aussi la fillette sur le gâteau.

Un document regroupant plusieurs courriels de Jeffrey Epstein que le ministère américain de la Justice a été tenu d'effectuer avant la publication des documents d'Epstein. Ici, le 1er février 2026. (Jon Elswick/AP)
Publié aujourd'hui à 13h26

Si j’ai bien compris, ils sont nombreux, chez les puissants, trop puissants de ce monde, à avoir fait avec les copines de Jeffrey Epstein ce que Bill Clinton avait fait avec les joints : peut-être bien qu’ils ont fréquenté le milliardaire diabolique, mais jamais de la vie ils ne l’ont inhalé. Jamais ils ne se sont doutés qu’il avait de si belles amies, ou ne serait-ce pas ses nièces ? si aimables et si disponibles. Tout ce qu’on peut leur reprocher, c’est d’avoir manqué à la fois d’imagination et de lucidité. S’ils ont fréquenté quelqu’un qui ne méritait pas leur merveilleuse compagnie, c’est à l’insu de leur plein gré.

Parce que leur position est claire : maintenant qu’ils sont au courant des actes immondes que des mineures ont dû endurer du fait de l’unique perversité de ce faux philanthrope et vrai pervers qui s’est joué d’eux, il ne faut pas compter sur eux pour cautionner de telles conduites on ne peut plus contraires à leurs convictions, leur déontologie et toute l’histoire de leur vie – ce qu’ils ont toujours ambitionné de représenter par leur exemple, c’est le bien. Et après tout, ils ont seulement été victimes de leur naïveté : ils ne savaient pas qu’Epstein gardait tout. Ils croyaient que cela se passait juste par sens de l’hospitalité, un room service d’exception, parce qu’il les trouvait sympathiques, distingués, honorables, comme l’était le

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