Dès son livre programme «Témoignage», paru en 2006, il dénonçait une justice «trop clémente avec les délinquants, trop dure avec les innocents, trop distante avec les victimes». En statuant sobrement que «dans cette affaire, le délit de corruption est constitué», la Cour de cassation a rejeté les pourvois de Nicolas Sarkozy ce mercredi, et donc rendue définitive la condamnation de l’ancien chef de l’Etat, pour corruption et trafic d’influence, à trois ans d’emprisonnement dont un an ferme sous bracelet électronique, avec trois ans d’inéligibilité en prime. Ces peines, jusqu’ici suspendues, seront appliquées dans un délai inférieur à un mois : l’ancien président, 69 ans, sera convoqué devant un juge d’application des peines pour en écouter les modalités, qui en principe comportent des limites sévères de liberté de mouvement, particulièrement à la tombée du jour. «J’assumerai mes responsabilités et ferai face à toutes ses conséquences», a-t-il déclaré immé
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La condamnation de Nicolas Sarkozy, une victoire pour l’égalité devant la loi
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Désormais confronté à l’application des peines auxquelles la justice l’a condamné, l’ancien Président va devoir se plier aux mêmes règles que n’importe quelle autre personne dans sa situation.
Nicolas Sarkozy à Bordeaux en septembre 2021. (Philippe Lopez/AFP)
ParDov Alfon
Publié le 18/12/2024 à 20h36
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