Il peut sembler contre-intuitif de parler de victoire du Hamas, tant l’agression commise par le mouvement fondamentaliste paraît s’être retournée contre lui. La bande de Gaza, maigre territoire en son pouvoir, est à feu et à sang. La population de l’enclave, sur laquelle règnent ces autocrates puritains, pleure ses milliers de morts. Les tunnels où se réfugient ses jihadistes sont éventrés. Quant à la pérennité de ses chefs, elle est loin d’être garantie sauf pour ceux planqués à Doha.
Le Hamas s’impose en victime ultime
Et pourtant le Hamas a gagné ! Poussé par ses alliés ultraorthodoxes, Benyamin Nétanyahou a foncé tête baissée dans le piège tendu. Vu le traumatisme subi, la violence de la réponse de l’Etat hébreu était prévisible et sans doute même souhaitée par son ennemi. Cela dit, il n’est pas certain que le Hamas ait anticipé la férocité de la vengeance d’Israël qui aurait été bien avisé de s’en t




