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Chronique

La funèbre victoire du Hamas, par Luc Le Vaillant

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Et si l’organisation islamiste responsable du massacre du 7 octobre avait réussi à capter l’émotion générale en héroïsant les multiples civils tués par Tsahal à Gaza ?

Des gens dans le reflet d'une vitrine avec une photo des brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du Hamas, au camp de Chatila dans la banlieue de Beyrouth le 7 novembre. (Ahmad Al-Rubaye /AFP)
Publié le 27/02/2024 à 5h33

Il peut sembler contre-intuitif de parler de victoire du Hamas, tant l’agression commise par le mouvement fondamentaliste paraît s’être retournée contre lui. La bande de Gaza, maigre territoire en son pouvoir, est à feu et à sang. La population de l’enclave, sur laquelle règnent ces autocrates puritains, pleure ses milliers de morts. Les tunnels où se réfugient ses jihadistes sont éventrés. Quant à la pérennité de ses chefs, elle est loin d’être garantie sauf pour ceux planqués à Doha.

Le Hamas s’impose en victime ultime

Et pourtant le Hamas a gagné ! Poussé par ses alliés ultraorthodoxes, Benyamin Nétanyahou a foncé tête baissée dans le piège tendu. Vu le traumatisme subi, la violence de la réponse de l’Etat hébreu était prévisible et sans doute même souhaitée par son ennemi. Cela dit, il n’est pas certain que le Hamas ait anticipé la férocité de la vengeance d’Israël qui aurait été bien avisé de s’en t

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