Si j’ai bien compris, trop de gauche tue la gauche. Comme on imagine qu’aurait dit le défunt général de Gaulle, elle touche au trop-plein côté candidats et au vide côté électeurs. En tout cas, c’est un souci de moins pour la droite : il n’y a pas à batailler avec les idées de gauche. Et, à l’opposé du congrès Les Républicains où jusqu’à présent ils se tiennent, on voit difficilement les candidats de gauche se livrer à un tel débat : ce serait un carnage. Tous paraissent cependant avoir l’esprit olympique, l’important n’est pas de gagner mais de participer. Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer – et c’est tant mieux, parce que sinon on se demanderait si tous ces candidats n’ont pas quelque chose de plus important à faire que se prendre une claque à l’élection présidentielle. Tout se passe comme s’il n’y avait pas d’urgence. Au lieu de l’apporter à l’édifice, chacun garde précieusement pour soi sa pierre qui devient un peu tombale. A gauche, on passe, on saute son tour. On est occupé à attendre des jours meilleurs, à laisser passer l’orage. Ça se comprend, aussi : la situation n’est pas fameuse, mieux vau
Chronique «Si j'ai bien compris...»
La gauche caviardée
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Les candidats se réclamant de la gauche seront-ils majoritaires en nombre au premier tour ? Et présents en suffrages au second ? Et en idées pendant la campagne ?
Si les candidats de gauche courent au désastre, ils pourraient au moins avoir des projets mirobolants.
Publié le 20/11/2021 à 7h34
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