Si j’ai bien compris, à chacun son «en même temps». On connaît celui d’Emmanuel Macron, un petit pas à gauche et un bon pas à droite. Il y a celui de Marine Le Pen, qui ressemble plus à un entrechat, où c’est plus athlétique et spectaculaire, où ça ne manque pas d’audace : elle se tient en même temps à l’extrême droite et se présente comme la plus démocrate des démocrates, encore plus que ses copains Donald Trump et Vladimir Poutine réunis. Et il y a les électeurs de Jean-Luc Mélenchon pour qui le grand écart n’est pas un vain mot : certains sont d’extrême gauche mais d’autres voteront à l’extrême droite tandis que d’autres encore, avec le courage des frondeurs sous François Hollande, cacheront cette élection qu’ils ne sauraient voir sous une abstention ou un vote blanc ou nul. Et puis il y a une flopée d’électeurs qui ne veulent en même temps pas d’Emmanuel Macron ni de Marine Le Pen mais dont on espère qu’ils ne vont pas élever l’un au rang de choléra sous prétexte que l’autre est une peste. Ce genre de trucs, d’habitude, la deuxième fois, c’est moins douloureux, et là c’est pire. «Pas une voix pour madame Le Pen», a dit plutôt
Chronique : «Si j'ai bien compris...»
La victoire (ou la défaite) en déchantant
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Ce serait pourtant si simple de faire les choses bien : si les autres votaient comme nous, on n’en serait pas là.
Publié le 16/04/2022 à 6h24
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