L’art du chroniqueur moderne, celui qui écrit à la volée sur l’actualité, est devenu impossible. J’étais en train d’écrire une chronique sur architecture et génocide dans la «reconstruction» de Gaza lorsque Trump a capturé Maduro et envahi le Venezuela. Alors que, encore sous le choc, je me mettais à écrire sur le Venezuela, Trump a menacé d’envahir le Groenland, reléguant Gaza et le Venezuela au rang de sujets dépassés. Ont suivi les menaces contre le Mexique, les discussions mafieuses avec la
Chronique «Interzone»
L’accélération du temps n’est pas un hasard, elle porte en elle un projet néofasciste, par Paul B. Preciado
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Après un mois de janvier riche et dense en événements, le temps s’est-il déboîté ? Cette vitesse n’est pas accidentelle, mais correspond à la méthodologie politique d’un certain Nick Land. Itinéraire d’un cyberpunk devenu technofasciste qui inspire Vance et Trump.
Le vertige du chroniqueur•se reflète la dislocation de chacun•e face à l’événement. (Pedro Pardo/AFP)
Publié aujourd'hui à 6h10
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