Cette menace du «chaos» ! Cette menace, aux oreilles des boomeurs que nous sommes, ressurgie des heures sombres de la Ve République, quand de Gaulle menaçait des enfers les électeurs ingrats. «Les députés ont treize jours pour dire s’ils se placent du côté du chaos ou de la responsabilité», avertit Bayrou, dépassant encore le Général dans l’agitation de l’épouvantail.
Car la fameuse formule : «Moi ou le chaos» n’a jamais été littéralement prononcée par le fondateur de la Ve République. C’est un résumé, par ses opposants à la présidentielle de 1965, de l’ultimatum lancé par le Général aux électeurs, les adjurant de voter pour lui, «sinon, la République nouvelle s’écroulera aussitôt, et la France devra subir une confusion de l’Etat plus désastreuse encore que celle qu’elle connut autrefois».
Temps préhistoriques où les passions politiques n’étaient pas feuilletonnées en tranches horaires de vingt-quatre heures, dopées à coups d’éditions spéciales et de gesticulations d’édito-crates.
A lire aussi
«Ça va être dur de maintenir le suspense jusqu’au 8 septembre», soupire Laurent Neumann, chroniqueur de BFM, exprimant le ressort profond du système. Au-delà du débat de fond perma




