La vague de chaleur qui s’est abattue sur le sous-continent indien nous rappelle, une fois de plus, l’urgence qui pèse sur l’humanité et notre responsabilité collective face à un dérèglement climatique désormais impossible à nier devant des faits aussi tangibles que dramatiques. Les chaleurs extrêmes, frôlant voire dépassant les 50 degrés et mettant en danger la santé et la survie même des populations touchées, conjuguées à de fortes pressions qui empêchent les intempéries de jouer leur rôle de régulateur thermique, ont un impact majeur sur une des régions du monde parmi les plus densément peuplées et identifiée comme potentiellement «inhabitable» d’ici à 2050, c’est-à-dire demain. Cette catastrophe, que l’on ne saurait qualifier de naturelle, est à la fois la conséquence et le moteur du dérèglement climatique. En effet, ces températures induites par l’activité humaine et l’usage massif des énergies fossiles entraînent des pics de consommation d’électricité par le recours aux systèmes de climatisation, du moins pour les catégories urbaines qui en ont les moyens, électricité elle-même produite par des centrales à
Chronique «Historiques»
L’Inde, foyer des luttes environnementales
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Il y a cinquante ans, les militantes indiennes du mouvement Chipko enserraient les arbres pour protéger leur habitat face à la déforestation. Aujourd’hui, la température dépasse les 50 degrés, mettant en péril la santé et la survie des populations les plus fragiles.
Le lit de la rivière Yamuna, à New Delhi, ce lundi. La région est en proie à d'insupportables températures. (Manish Swarup/AP)
Publié le 05/05/2022 à 6h20
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