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Chronique «Si j'ai bien compris…»

Louvre, budget, dissolution, etc. : «Si j’aurais su…» par Mathieu Lindon

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Dès les ennuis survenus, on perçoit qu’il aurait été plus judicieux de les éviter. Mais on ne peut pas penser à tout, ce serait un pire ennui.

Ici, au Louvre durant l'inspection par l'équipe médico-légale de la fenêtre brisée par les voleurs des bijoux, le 19 octobre 2025. (Gonzalo Fuentes/REUTERS)
Publié le 08/11/2025 à 7h06

Si j’ai bien compris, c’est toujours la même histoire. A peine le Louvre est-il dépouillé qu’on se rend compte que, bon sang mais c’est bien sûr, il aurait fallu mieux le protéger – c’est vrai, après tout, que des œuvres de valeur peuvent tenter des bandits cupides ou des affreux ennemis de la France éternelle. A peine Emmanuel Macron a-t-il dissous et les législatives ont-elles suivi avec le résultat qu’il n’escomptait pas qu’il ne lui a pas échappé, et à tous les commentateurs politiques, qu’il n’aurait jamais dû faire ça – qu’il va cependant peut-être devoir refaire. A peine survient-il un fait divers d’envergure que tout le monde est d’accord que ce drame aurait gagné à être évité, que les victimes n’auraient jamais dû être victimes, et c’est ainsi que les lois naissent comme à Gravelotte.

Pourquoi n’y en avait-il pas une pour interdire de cambrioler le Louvre et, d’une façon générale, de voler des œuvres d’art ? Celle-ci pourrait, d’ailleurs, faire l’unanimité. D’autres risqueraient d’être plus controversées, car chacun voit la loi à sa porte. Pourquoi n’y en a-t-il pas une pour empêcher Nicolas Sarkozy d’aller en prison ? Pourquoi n’y en a-t-il pas une pour supprimer la dette ? Ou encore une loi courageuse, s’appliquant avec toute la rigueur proclamée habituelle, pour lutter contre le dérèglement climatique en lui interdisant purement et simplement de se manifester ?

Comme d’habitude, le ministre de l’Intérieur quel qu’il soit promettra la plus grande sévérité aux contre

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