Si j’ai bien compris, c’est toujours la même histoire. A peine le Louvre est-il dépouillé qu’on se rend compte que, bon sang mais c’est bien sûr, il aurait fallu mieux le protéger – c’est vrai, après tout, que des œuvres de valeur peuvent tenter des bandits cupides ou des affreux ennemis de la France éternelle. A peine Emmanuel Macron a-t-il dissous et les législatives ont-elles suivi avec le résultat qu’il n’escomptait pas qu’il ne lui a pas échappé, et à tous les commentateurs politiques, qu’il n’aurait jamais dû faire ça – qu’il va cependant peut-être devoir refaire. A peine survient-il un fait divers d’envergure que tout le monde est d’accord que ce drame aurait gagné à être évité, que les victimes n’auraient jamais dû être victimes, et c’est ainsi que les lois naissent comme à Gravelotte.
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Pourquoi n’y en avait-il pas une pour interdire de cambrioler le Louvre et, d’une façon générale, de voler des œuvres d’art ? Celle-ci pourrait, d’ailleurs, faire l’unanimité. D’autres risqueraient d’être plus controversées, car chacun voit la loi à sa porte. Pourquoi n’y en a-t-il pas une pour empêcher Nicolas Sarkozy d’aller en prison ? Pourquoi n’y en a-t-il pas une pour supprimer la dette ? Ou encore une loi courageuse, s’appliquant avec toute la rigueur proclamée habituelle, pour lutter contre le dérèglement climatique en lui interdisant purement et simplement de se manifester ?
Comme d’habitude, le ministre de l’Intérieur quel qu’il soit promettra la plus grande sévérité aux contre




