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Billet

Macron-Depardieu : la présomption d’innocence oui, la partialité non, par Samira Sedira

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Mercredi 20 décembre, sur le plateau de «C à vous», le chef de l’Etat a enchaîné les superlatifs à l’égard de l’acteur sans un mot pour les victimes. Quand on est garant des institutions, on la joue fine. Favoriser une partie, c’est dévaloriser l’autre.

Mercredi, Emmanuel Macron a parlé de «chasse à l’homme» concernant Gérard Depardieu, mettant presque en doute le montage de l’émission «Complément d’enquête». (Kenzo Tribouillard/AFP)
Publié le 22/12/2023 à 10h39

Emmanuel Macron, c’est le somnambule que l’on croise dans le noir et qui, à la table du petit-déjeuner, est tout étonné d’apprendre que, la nuit, il rôde dans les couloirs de l’appartement en parlant tout haut. Ah bon j’ai fait ça ? Oui Emmanuel, tu as fait ça. Ah bon, j’ai dit ça ? Oui, oui, tu as dit ça… On ne les compte plus, les fois où il nous a fait le coup : la crise du Covid (un festival de vérités et de contre-vérités) ses propres convictions politiques (il est socialiste, et puis il ne l’est plus) récemment encore sa position plus qu’indécise face au conflit qui oppose le Hamas à Israël, etc.

Macron, l’art du cul-entre-deux chaises. Macron, l’art de ne rien assumer du tout.

Mercredi 20 décembre, dans l’émission C à vous où il est l’invité d’honneur d’Anne-Elisabeth Lemoine, il a de nouveau succombé à ses démons. Se targuant d’être le président de la cause féminine et féministe, il a défendu bec et ongles l’acteur Gérard Depardieu accusé de viol et d’agressions sexuelles, reprenant les paroles de la propre fille de l’acteur, Julie Depardieu.

Drôles d’allégations

A l’instar de cette dernière, Emmanuel Macron a parlé de «chasse à l’homme», mettant presque en doute le montage de l’émission Complément d’enquête, sans qu’on comprenne vraiment d’où lui viennent ces drôles d’allégations. Il «aurait» entendu des polémiques sur les mots

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