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Chronique «Médiatiques»

#MeToo : le cas de Geoffroy de Lagasnerie

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Avec «Mon corps, ce désir, cette loi» le philosophe raconte sa relation amoureuse avec Didier Eribon, de vingt-huit ans son aîné. Mais comment discerner si une relation amoureuse et sexuelle asymétrique est exempte de toute emprise?

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Publié le 27/12/2021 à 7h00, mis à jour le 27/12/2021 à 18h46

Alerte générale sur les réseaux sociaux ! Voici qu’un livre prend la défense des dégommés de #MeToo, riches et puissants auteurs présumés de viols et de violences sexuelles. Extraits : «Que prend-on à quelqu’un quand on fait l’amour ? Si par exemple quelqu’un me ment sur son âge ou me fait une promesse pour m’amener à coucher avec lui, et que je découvre ensuite qu’il ne m’a pas dit la vérité, en quoi ai-je souffert d’un dommage ?» Ou encore : «Il est important que la parole des victimes se libère, mais il est aussi important que la parole des non-victimes soit entendue.»

Ce livre a pour auteur le philosophe et sociologue de la gauche radicale Geoffroy de Lagasnerie. Mon corps, ce désir, cette loi a été publié en octobre dernier chez Fayard et, chose étrange, n’a reçu à ce jour aucune critique, ni positive ni négative, comme s’il n’avait provoqué qu’une immense gêne, et une envie de regarder ailleurs. Il n’a été critiqué, sur Instagram, que par la journaliste indépendante Judith Duportail, critiques qui refont surface en cette fin d’année sur les réseaux, en riposte à une prise de position de Lagasnerie favorable à une primaire entre candidats de gauche proposée par Anne Hidalgo.

Passons sur quelques erreurs de fait du livre. A l’appui de sa démonstration, Lagasne

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