Me voilà au mieux de mon rayonnement retrouvé. Je suis restaurée, ravaudée, repulpée. Je suis une douce fiancée botoxée de frais, une parfaite vierge aux pierres blanchies par un traitement au latex qui pourrait laisser croire que je me suis convertie au préservatif alors qu’il ne s’agit que d’un ravalement de ma plastique. Je me suis faite belle pour mon baptême du feu d’après incendie. Et c’est au moment où je revêts mes plus beaux atours et où mon carnet de bal sonne le plein, que mon principal cavalier ose me dédaigner. Le pape François me pose un lapin assez assassin, même s’il va prétendre que c’est juste un jeu de taquin et non une morsure de requin des affaires politico-religieuses.
Dans l'œil de Libé
Je suis Notre-Dame, le bijou architectural de la fille aînée de l’Eglise que son père spirituel n’a jamais porté dans son cœur. Le Vatican s’est toujours méfié de Paris. Et François ne fait pas exception à la règle. J’ai le tort d’être trop visible et trop visitée, sans compter mes ambivalences envers ma tutelle séculière. J’ai d’abord fait la fierté de nos souverains très catholiques du Moyen Age à 1789. Mais je suis aussi enchâssée dans l’histoire moderne d’une France moins agenouillée devant la croix. J’ai bien connu les coupeurs de têtes des aristocrates et des curés. J’ai vu Nap